L’influence
de la pornographie chez les jeunes
Une réponse à de adeptes de la pornographie en ligne qui la justifient comme un des droits de l'enfant.
En effet, dans notre monde, il y a des individus qui partagent de la pornographie ou publient des commentaires du genre :
« amenez-moi un enfant que je lui mette (ou plante) mon 18 centimètres » (mais ma capture d’écran attestera de la formulation linguistique
exacte. Propos accueillis favorablement au sein d'un groupe relationnel, et qui m’apparaissent comme une justification immonde du viol d’un enfant, de
la pédophilie, en plus d’être le symptôme d’une bêtise abyssale. J’espère
malgré tout que dans les vestiaires du club en question il n’ y a pas eu
de passage à l'acte.
Diffuser de la pornographie en
profil public, sur Twitter ou Facebook, ce ne serait pas grave. De toute façon,
les mineurs sont en contact avec des millions de clichés pornographiques sur le
web. C’est vrai, hélas.
Je serais donc, pour mes
détracteurs, une oie blanche, une pétasse coincée, une pauvre petite chose
sensible. J'ai en effet fait des signalements, Sur Pharos et au parquet, en tant que citoyenne et au nom d'une association de lutte contre l'inceste et les violences sexuelles, qui n'existe plus-pour l'instant.
Un des arguments qui m'a été récemment opposé est celui-ci ( je le résume) :
Et si des mineurs qui diffusent ce genre de contenus ou qui visualisent ce genre de contenus ne se plaignent pas, hein, où est le problème ? Pourquoi est-ce que je viens la ramener, hein ?
D’ abord, certains mineurs n’osent pas se plaindre à cause de l’omerta qui règne dans certains cercles relationnels. Ensuite parce qu’un mineur est un mineur : ce sont les parents qui ont l’autorité parentale, ce ne sont pas les enfants qui doivent décider si la pornographie doit être en libre accès.
Un des arguments qui m'a été récemment opposé est celui-ci ( je le résume) :
Et si des mineurs qui diffusent ce genre de contenus ou qui visualisent ce genre de contenus ne se plaignent pas, hein, où est le problème ? Pourquoi est-ce que je viens la ramener, hein ?
D’ abord, certains mineurs n’osent pas se plaindre à cause de l’omerta qui règne dans certains cercles relationnels. Ensuite parce qu’un mineur est un mineur : ce sont les parents qui ont l’autorité parentale, ce ne sont pas les enfants qui doivent décider si la pornographie doit être en libre accès.
Si nous reprenons les arguments
de certains des individus qui n’acceptent pas que dans un milieu sportif ou
associatif, ou relationnel des règles éthiques s’imposent, nous verrons que
ceux-ci apparaissent pour le moins spécieux. Quelques éléments de réponse dans des publications sérieuses attestent de l'influence négative de la diffusion de pornographie à des enfants ou à adolescents.
La
déshumanisation ou la femme vue comme une esclave
Un article bref de Tina Karr pour
le Huffington
post, paru en 2013. Tina Karr dénonce les ravages de la pornographie
auprès des jeunes : les images proposées sont celles de la domination
mâle, de la bestialité, de la violence. La pornographie n’idéalise pas les rapports
amoureux : elle montre une femme
esclave, exhibe la déshumanisation. C’est particulièrement vrai pour certains des
contenus que j'ai signalés récemment sur Twitter.
Affirmation gratuite ? Allons
plus loin dans notre quête d’arguments. BFM TV pointe l’explosion de la fréquentation
des sites pornographiques chez les jeunes. Le média cite une étude publiée sur
le sujet. L‘article date de 2013. Les conclusions sont que de nouveaux codes
sexuels sont créés : les jeunes sont sous influence. Influence de la
culture « porn » : gestes, attitudes sexuelles imposés, bisexualité
fréquente.
Le porno modélise les rapports
amoureux, impose une norme, un code où l’humiliation est la règle. Ainsi, la
sodomie apparaît-elle comme une « norme », un passage obligatoire et
non plus facultatif.
L’enquête IFOP est toujours en
ligne, vous pouvez la télécharger à cette adresse :
Une ressource des suisses sur le site Jeunes
et médias, remarquable plateforme d’éducation à ‘ EMI. La page mentionne
une étude parue en 2012, qui analyse l’impact de la consommation de
pornographie sur les jeunes. La conclusion : elle engendre des sentiments
négatifs surtout chez les filles. [ D’ailleurs, les profils que j'avais signalés en 2013, 2014,
2015, 2016 étaient d’après les informations publiées sur les pages d’accueil
des comptes, ceux de garçons ou d’hommes adultes. Evidemment, seule une enquête,
des investigations peuvent déterminer si l’identité réelle d’un profil est
masculine ou féminine. Mais comme l’affaire Medhi Meklat le prouve, un pseudonyme
est révélateur d’un état d’esprit. Invoquer
une autre personnalité, un avatar déjanté ne permet pas de dénier toute responsabilité.
Une autre étude parue en 2007 est
toujours d’actualité : n° 9 de la revue de ça s’exprime, une production du
ministère de la santé du Québec. Il n’y a aucun argument en faveur du bénéfice
qu’il y aurait à la diffusion de pornographie à des enfants ou à des ados.
publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2006/06-314-03.pdf
Un article publié en mars 2017 rappelle que rendre la pornographie accessible à des mineurs est interdit.
Les pouvoirs publics prennent conscience de l'urgence de protéger les mineurs.
http://www.20minutes.fr/high-tech/2034371-20170320-mineurs-face-pornographie-web-faut-regulation-vienne-europe
Un article publié en mars 2017 rappelle que rendre la pornographie accessible à des mineurs est interdit.
Les pouvoirs publics prennent conscience de l'urgence de protéger les mineurs.
http://www.20minutes.fr/high-tech/2034371-20170320-mineurs-face-pornographie-web-faut-regulation-vienne-europe
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