samedi 25 février 2017

L’influence de la pornographie chez les jeunes

L’influence de la pornographie chez les jeunes


Une réponse à de adeptes de la pornographie en ligne qui la justifient comme un des droits de l'enfant. 

En effet, dans notre monde, il y a des individus qui partagent de la pornographie ou publient des commentaires du genre : « amenez-moi un enfant que je lui mette (ou plante) mon 18 centimètres » (mais ma capture d’écran attestera de la formulation linguistique exacte. Propos accueillis favorablement au sein d'un groupe relationnel,  et qui m’apparaissent comme une justification immonde du viol d’un enfant, de la pédophilie, en plus d’être le symptôme d’une bêtise abyssale. J’espère malgré  tout que  dans les vestiaires du club en question il n’ y a pas eu de passage à l'acte. 

Diffuser de la pornographie en profil public, sur Twitter ou Facebook, ce ne serait pas grave. De toute façon, les mineurs sont en contact avec des millions de clichés pornographiques sur le web. C’est vrai, hélas.

Je serais donc, pour mes détracteurs, une oie blanche, une pétasse coincée, une pauvre petite chose sensible. J'ai en effet fait des signalements, Sur Pharos et au parquet, en tant que citoyenne et au nom d'une association de lutte contre l'inceste et les violences sexuelles, qui n'existe plus-pour l'instant. 

Un des arguments qui m'a été récemment opposé est celui-ci ( je le résume) :


Et si des mineurs qui diffusent ce genre de contenus ou qui visualisent ce genre de contenus ne se plaignent pas, hein, où est le problème ? Pourquoi est-ce que je viens la ramener, hein ?
 D’ abord, certains mineurs n’osent pas se plaindre à cause de l’omerta qui règne dans certains cercles relationnels. Ensuite parce qu’un mineur est un mineur : ce sont les parents qui ont l’autorité parentale, ce ne sont pas les enfants qui doivent décider si la pornographie doit être en libre accès.

Si nous reprenons les arguments de certains des individus qui n’acceptent pas que dans un milieu sportif ou associatif, ou relationnel des règles éthiques s’imposent, nous verrons que ceux-ci apparaissent pour le moins spécieux. Quelques éléments de réponse  dans  des publications  sérieuses attestent de l'influence négative de la diffusion de pornographie à des enfants ou à adolescents. 

La déshumanisation ou la femme vue comme une esclave

Un article bref de Tina Karr pour le Huffington post, paru en 2013. Tina Karr dénonce les ravages de la pornographie auprès des jeunes : les images proposées sont celles de la domination mâle, de la bestialité, de la violence. La pornographie n’idéalise pas les rapports amoureux :  elle montre une femme esclave, exhibe la déshumanisation. C’est particulièrement vrai pour certains des contenus que j'ai signalés récemment sur Twitter.


Affirmation gratuite ? Allons plus loin dans notre quête d’arguments. BFM TV pointe l’explosion de la fréquentation des sites pornographiques chez les jeunes. Le média cite une étude publiée sur le sujet. L‘article date de 2013. Les conclusions sont que de nouveaux codes sexuels sont créés : les jeunes sont sous influence. Influence de la culture « porn » : gestes, attitudes sexuelles imposés, bisexualité fréquente. 


Le porno modélise les rapports amoureux, impose une norme, un code où l’humiliation est la règle. Ainsi, la sodomie apparaît-elle comme une « norme », un passage obligatoire et non plus facultatif.
L’enquête IFOP est toujours en ligne, vous pouvez la télécharger à cette adresse :


 Une ressource des suisses sur le site Jeunes et médias, remarquable plateforme d’éducation à ‘ EMI. La page mentionne une étude parue en 2012, qui analyse l’impact de la consommation de pornographie sur les jeunes. La conclusion : elle engendre des sentiments négatifs surtout chez les filles. [ D’ailleurs, les profils que j'avais signalés en 2013, 2014, 2015, 2016 étaient d’après les informations publiées sur les pages d’accueil des comptes, ceux de garçons ou d’hommes adultes. Evidemment, seule une enquête, des investigations peuvent déterminer si l’identité réelle d’un profil est masculine ou féminine. Mais comme l’affaire Medhi Meklat le prouve, un pseudonyme est révélateur d’un état d’esprit.  Invoquer une autre personnalité, un avatar déjanté ne permet pas de dénier toute responsabilité.   


Une autre étude parue en 2007 est toujours d’actualité : n° 9 de la revue de ça s’exprime, une production du ministère de la santé du Québec. Il n’y a aucun argument en faveur du bénéfice qu’il y aurait à la diffusion de pornographie à des enfants ou à des ados.

publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2006/06-314-03.pdf


Un article publié en mars 2017 rappelle que rendre la pornographie accessible à des mineurs  est interdit. 
Les pouvoirs  publics prennent  conscience de l'urgence de protéger les mineurs. 



http://www.20minutes.fr/high-tech/2034371-20170320-mineurs-face-pornographie-web-faut-regulation-vienne-europe










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